Self-image and self-reflection : from China’s outbound translation strategies to her cultural export policy

Nam Fung CHANG

Research output: Journal PublicationsJournal Article (refereed)

1 Scopus Citations

Abstract

The futility of decades of government efforts to disseminate Chinese literature has triggered discussions among Chinese scholars on how to translate and who should be entrusted with this task. Some blame the failure on traditional concepts of translation that overemphasize faithfulness to the original to the point of disregarding target cultural conditions, but others insist that China should have control over its cultural export and that Sino-English should be used to internationalize English. Findings show that traditional concepts should not be blamed, as aggressively source-oriented strategies have been used in outbound translation only in recent years, and that this shift in translation norms in government-initiated outbound translation has spread to non-literary text types, and also to Hong Kong and Taiwan. The same kind of aggressiveness has recently been displayed in other forms of cultural export, triggering resistance in other cultures. All these changes may be attributable to a heightening of cultural self-image. What is needed to address the issue is cultural self-reflection, which will lead to the awareness that economic growth does not immediately bring cultural prestige, and that source-initiated cultural export efforts may make little difference in central cultures. Cultural awareness at a higher level can be achieved only through empathy.

Des décennies d’efforts futiles déployés par le gouvernement pour diffuser la littérature chinoise ont déclenché parmi les scientifiques chinois des débats sur la manière de traduire et sur ceux qui devraient se voir confier cette tâche. Certains attribuent l’échec à des concepts de traduction traditionnels qui accordent trop d’importance à la fidélité à l’original au détriment des conditions culturelles cibles. Cependant, d’autres insistent sur le fait que la Chine devrait avoir le contrôle de ses exportations culturelles et que le sino-anglais devrait être utilisé pour internationaliser l’anglais. Des observations montrent qu’il ne faut pas blâmer les concepts traditionnels, parce que des stratégies agressivement orientées vers la source n’ont été utilisées dans les traductions à destination de l’étranger qu’au cours des dernières années et parce que ce changement dans les normes traductologiques, dans les traductions lancées par le gouvernement à destination de l’étranger, s’est communiqué à des types de textes non littéraires, ainsi qu’à Hong Kong et Taïwan. Le même type d’agressivité s’est manifesté récemment dans d’autres formes d’exportations culturelles, provoquant de la résistance dans d’autres cultures. Tous ces changements peuvent être attribués à une intensification de l’image de soi culturelle. Pour régler la question, il faut une autoréflexion culturelle qui conduira à prendre conscience du fait que la croissance économique n’apporte pas immédiatement un prestige culturel et que les tentatives d’exporter la culture amorcées à la source peuvent faire peu de différences dans des cultures centrales. Seule l’empathie permet d’arriver à une sensibilité culturelle à un niveau supérieur
Original languageEnglish
Pages (from-to)643-666
Number of pages24
JournalBabel
Volume63
Issue number5
DOIs
Publication statusPublished - Jan 2017

    Fingerprint

Keywords

  • autoréflexion
  • Chinese culture
  • cultural awareness
  • cultural export
  • culture chinoise
  • exportation culturelle
  • image de soi
  • outbound translation
  • self-image
  • self-reflection
  • sensibilité culturelle
  • traduction à destination de l’étranger

Cite this